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un peu d'histoire

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Re: un peu d'histoire

d'ailleurs, la dauphine ayant été l'épouse d'Albéric de Toulouse, elle a peut-être gardé des relations avec son ex-belle famille. nous pourrions éventuellement lui demander de nous en faire profiter attendu que nous sommes, au moins, des alliés objectifs. les circonstances ne l'ont pas aidées, la pauvre : après avoir été mariée au fils du comte de Toulouse puis au duc de Bourgogne, tous deux morts prématurément, elle est aujourd'hui l'épouse d'un tout pourri seigneur de Bresse (Hugues Ier) qui, au demeurant, ne va pas tarder à lui aussi recevoir la promotion Kerfautras. dans la catégorie "enterrement de maris", elle a fait mieux qu'Anne de Bretagne !... oui, la référence est anachronique et je vous zut !

et concernant les noms des souverains, jusqu'en 1349, les seigneurs du Dauphiné, à de rares exceptions près, se nomment soit Humbert, soit Guigues. paye tes noms moisis et imaginatifs !

Homo Alpiens Tavernicus

le Jeu 2 Juil 2015 - 23:41

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Re: un peu d'histoire

Juste pour ajouter : Béatrice de Vienne, veuve du défunt Humbert III de Savoie, mère émérite de Thomas Ier, sœur (et dit-on amante) de Boniface de Montferrat est aussi la sœur cadette de Béatrice D'albon, filles de Béatrice de Dauphiné soeur d'Humbert II (père du regretté Humbert III, histoire de simplifier les choses :S), actuelle comtesse d'Albon, de Grenoble, etc.
Les deux sœurs sont rivales et se détestent cordialement (d'où une certaine animosité de la part de Thomas, bien influencé par môman, qui résoudra le problème en 1210 et des poussières en adoptant sa petite-cousine - Béatrice 4ème du nom, fille de Béatrice d'Albon - et devenant de facto régent des terres dauphinoises). Les rumeurs concernant l'implication de leur frère ainé (à savoir Boniface) dans cette haine réciproque sont légions, et il parait même que si les deux Béatrice se détestent autant, c'est (en plus des gué-guerres naturelles de territoires) du fait de leur frère qui les aurait dressées l'une contre l'autre...
Amicalement
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Snakeloup

le Jeu 2 Juil 2015 - 21:21

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un peu d'histoire

il est d'abord important de garder à l'esprit que le calendrier n'est pas le même que celui que nous utilisons : l'année 1200 du calendrier grégorien correspond à peu près aux années 7708-7709 (Anno Mundi) du calendrier Julien en vigueur à l'époque. ce n'est qu'une approximation puisque ce calendrier à plusieurs déclinaison (ou "styles") qui font tous débuter l'année à une date différente : 1er Septembre, 25 Décembre, 1er Avril, Pâques, etc... c'est un monstrueux sac de nœuds puisque, toutes les régions d'Europe n'ont pas le même référentiel. rien qu'en France, deux versions sont utilisées. tout ça pour dire que l'utilisation de notre calendrier et des termes "moyen-âge" ou "époque médiévale" est complètement arbitraire et anachronique. néanmoins cela à le mérite d'éviter des conversions casse-têtes et de donner à tous les historiens un référentiel commun.

ceci étant posé, nous sommes à la fin de l'année 1200 :

Richard Plantagenêt (aussi appeler Richard Ier d'Angleterre ou Richard Coeur de Lion), figure emblématique de son époque, est mort il y a un peu plus d'un an au siège de Chalus - il est resté sur le carreau. il laisse à son frère et successeur Jean l'Angleterre, l'Irlande, le duché d'Aquitaine, l'Anjou, le Maine et la Normandie. Ce dernier est contraint de céder le comté d’Évreux (le duché de Normandie suivit en 1204) au roi de France Philippe II (dit Philippe Auguste) est de reconnaître à ce dernier la suzeraineté sur les possession continentales des Plantagenêts. de surcroît, dans les-dits fiefs, la plupart lui préfèrent Arthur de Bretagne, également hériter potentiel de la couronne d'Angleterre, qu'il fait emprisonner à Rouen puis assassiner, probablement en 1203.

Philippe, quant à lui, revient dans les bonnes grâces du pape Innocent III en annulant la répudiation de sa seconde épouse et en l'épousant de nouveau. il marie également son fils héritier Louis (futur Louis VIII) à Blanche de Castille, petite fille d'Henry II d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine et donc nièce de Jean-Sans-Terre. en plus de s'allier le royaume de Castille, cela fait qu'en cas d'absence d'héritier direct au trône d'Angleterre, leur fils devient l'un des plus proches candidats. les conditions n'ont jamais été réunies mais c'était habilement tenté.

en Auvergne, les alliances se renversent : Guy II, successeur de Guillaume VIII (ou Guillaume l'ancien) et Comte d'Auvergne prend, à l'inverse de se dernier, le parti du roi d'Angleterre, son suzerain directe, tandis que Robert, héritier de Guillaume VII (le Jeune) et comte de Clermont se range du côté de Philippe II tout comme l'évêque de Clermont. en 1212, suite au siège du château de Tournoël, Philippe Auguste confisque à Guy II le Comté d'Auvergne à l'exception de Vic-le-Comte. le territoire est alors divisé en quatre parties : ce qui reste du comté d'Auvergne, autour de Vic-le-Comte, qui reste loyal aux roi s d'Angleterre, le Dauphiné d'Auvergne, à l'Ouest de Clermont, loyal aux rois de France, l'évêché de Clermont et ses possessions ainsi que les Terres d'Auvergne, c'est à dire tout le reste, qui dépend directement de la couronne de France.

Au Sud, Philippe lorgne sur les riches terres du Languedoc sur lesquelles règnent les puissantes maisons de Toulouse et Trencavel, mais n'intervient pas, malgré la demande d'Innocent III : le conflit qui l'oppose à Jean-sans-Terre ne lui en laisse pas les moyens et il ne veut pas, de surcroît, s'attirer l'hostilité du roi Pierre II d'Aragon, de qui dépendent une grande partie de ces territoires. les rois de France ont pris prétexte de la croisade de 1208 pour faire main basse sur le Languedoc et priver l'Aragon de toute influence sur la région. cette période marque un net renforcement de la présence franque au Sud de la Garonne tant aux niveaux militaire et politique que culturel.

du côté du Saint Empire : Frédéric II de Hohenstaufen, petit-fils de Frédéric Barberousse, n'est encore que roi de Sicile (l'empereur est Philippe de Souabe). Néanmoins, grâce à son alliance avec Innocent III, il vient de vaincre sont rival, le duc de Romagne Markward d'Anweiler, lui-même allié aux Arabes au siège de Palerme et de gagner un crédit certain.

Thomas Ier, demi-frère adoré d'Iris de Montméliant, officiellement comte de Savoie depuis 1189, et effectivement depuis 1191 ne possède pas encore la ville de Chambéry mais détient déjà le Bugey et le Piémont (à l'exception de Turin). de plus son soutient à l'empereur face au pape lui vaut d'être nommé vicaire de Lombardie. en 1196, son mariage avec Marguerite de Genève lui apporte le pays de Vaud et scelle l'alliance avec les comtes de Genève, anciens rivaux de la maison de Savoie pour la possession du comté. se mariage fut particulièrement consommé puisque, selon les source, Thomas et sa femme eurent 10 voire 19 enfants.

En Dauphiné, Béatrice, comtesse d'Albon, de Grenoble, d'Oisan, de Briançon et de Viennois succède à son père Guigue V d'Albon à l'âge d'un an, sous la régence de sa grand-mère, Maguerite de Bourgogne, puis de sa mère, Béatrice de Montferrat. Suite aux décès de ces deux précédents époux, Albéric Taillefer de Toulouse, neveux du roi Louis VII puis Hugues III, duc de Bourgogne, elle a épousé en 1193 Hugues Ier, seigneur de Coligny (dans la Bresse). rien de bien remarquable au demeurant si ce n'est le rapprochement du Dauphiné (terre d'Empire) avec le royaume de France, même si le rattachement est bien postérieur (1349).

dans la péninsule ibérique, malgré l'unification des royaumes chrétiens, les Arabes tiennent toujours le Sud (Cordoue, Séville, Grenade, Valence) ainsi que les Baléares. en Orient, si Saladin a signé avec Richard un traité de non agression sur les royaumes francs du levant (Cilicie, principauté d'Antioche, comté de Tripoli et royaume de Jérusalem), il reste maître de la région. de plus, son frère Al-Adel tient toujours l’Égypte et a détruit la flotte franque en 1183.

pour finir, l'empire Byzantin continue de se déliter : sous les empereurs Isaac II Ange et Alexis III Ange, la Bulgarie fait sécession et les Turcs gagnent irrémédiablement du terrain en Anatolie. militairement affaiblie, Constantinople perd également son quasi-monopole sur le commerce en Méditerranée orientale au profit des républiques italiennes comme Gêne et Venise. Venise qui d'ailleurs détourne en 1204 la quatrième croisade vers Constantinople, que les Francs et les Vénitiens mettent à sac, ce qui n'arrange rien.

voilà pour ce petit résumé, à l'intention de mes camarades joueurs qui en auraient besoin, sur le contexte politique et militaire de l'Europe en ce début de siècle.

Homo Alpiens Tavernicus

le Mer 13 Aoû 2014 - 18:45

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