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La Maison Corbitt

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La Maison Corbitt

Si l'un des détectives est partant pour remplir le dossier sur cette affaire, pour l'instant je n'en ai pas le temps.

Invité
Invité

le Jeu 20 Fév 2014 - 20:44

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Re: La Maison Corbitt

Sso!

chuck et ses compères auraient besoin de la liste des anciens membres de l'institut de spiritisme svp, grand MJ poulpesque!
ainsi que les photos ou images voir dessin des bracelets !

Par la suite, nous allons demander une séance de spiritisme
avec la "veille Estheridge" avec ces fameux objets, coupe-papier et bracelets!

par la suite nous irons faire un petit tour sur le site ou le squelette a était trouvé.

Puis nous irons saluer le libraire "Tiningrass" sur les ouvrages récupérer!

Saluer Mr Gramm du journal afin de récupérer les coupures de 1903 et 1905 sur la famille "Checkley".

Après réception du permis d’exhumer,pratiquer celui-ci sur le caveau de la famille Checkley!

Si possible faire une excursion à l'université d' Arkham afin de saluer le département d'histoire et ses archives!

Fouiner pour retrouver le milieux vaudou d' Arkham et ses environs!

Et voila pour le moment!
à toute!
chuck
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jerome.D

le Lun 3 Mar 2014 - 12:11

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Re: La Maison Corbitt

Ca va, trois fois rien, la partie va encore durer vingt fois plus longtemps que prévu...

Invité
Invité

le Lun 3 Mar 2014 - 12:56

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Re: La Maison Corbitt

Une fois n'était pas coutume, Chuck était d'une humeur massacrante. En effet, il pestait contre la prohibition et le temps, particulièrement chaud et ensoleillé de ce mois de mai 1923... Sans cette misérable loi Volstead, il serait attablé à son quartier général, le Pete's Bar à siroter une bière bien fraîche, ce qui lui aurait bien remonté le moral à l'heure qu'il était.

Au lieu de ça, à cause d'une poignée de mégères mal fagotées (entre autre) il était attablé à son quartier général, le Pete's Bar à siroter un expresso... Non pas qu'il n'aimait pas le café, il adorait cela, mais à 14h, en bras de chemise, au soleil, le breuvage avait de quoi surchauffer même l'humeur d'un détective noir élevé dans le bayou et habitué à la chaleur de la Nouvelle Orléans. Il aurait été plus facile de consommer un soda frais ou un verre d'eau plate, comme les gosses, mais Chuck était devant un client et il aurait été dommage que le grand type à la mine patibulaire devant lui le prenne pour un détective à la mie de pain, un de ces enquêteurs à la petite semaine qui refilent des tuyaux aux poulets sans bouger le derche de chez eux...

Le gaillard qui se trouvait devant Chuck n'avait rien d'un enfant de chœur. Avec son visage émacié, sa mâchoire et son nez de boxeur, son costume de truand et son accent polonais à couper au couteau, il ressemblait plutôt à un sbire d'un quelconque parrain de la maffia venue d'Europe de l'est... Pourtant il déclarait travailler pour une pointure, un ponte de la municipalité de Boston et, plus bizarre encore, il semblait proposer une affaire honnête... Depuis l'affaire concernant les deux membres de la famille Kimball d'Arkham, il n'avait pas trouvé de travail réglo.

C'est ainsi que Chuck se retrouva dans une Ford T, à la place du mort, à côté du malabar, traversant les quartiers bas de la ville pour rejoindre le quartier résidentiel de Beacon Hill, situé sur la colline au nord de Boston Common. Ils traversèrent les longues routes du quartier parsemé d'arbres en fleur et de maison de brique rouges censées rappeler les résidences coloniales anglaises. Pour Chuck, elles empestaient plutôt le colon blanc plein aux as, même si cette partie de la ville était connue pour avoir été un haut lieu historique de l’abolitionnisme aux USA . Il s'arrêtèrent devant une maison tout à fait typique du quartier. Enfin typique, mais plutôt vétuste et aussi close qu'un bordel pour bidasse des docks de Bâton Rouge.  Ils montèrent tous quelques marches branlantes et, tout à fait innocemment, Chuck jeta un coup d’œil sur la boîte aux lettres, histoire d'identifier son mystérieux employeur car il ignorait encore qui allait le payer et de quoi il en retournait. Sur une plaque rouillée, à moitié effacé, il pu lire le nom "A. G Meffitt". Ainsi c'était cette vieille ganache raciste et avare qui requérait ses services. C'était autre chose qu'un petit binoclard fauché de la vallée du Miskatonic, cette fois-ci, Chuck frayait avec des gros poissons et il avait le pressentiment que cette affaire pourrait le rendre célèbre ou précipiter sa perte. Il lui fallait être prudent.

Un vieux nègre fatigué et vêtu comme aux grandes heures des colonies et qui semblait tout droit sorti d'un roman de Mark Twain leur ouvrit la porte. L'intérieur de la grande bâtisse n'était guère plus avenant. Meffitt, que l'on appelait "le colonel", était un homme politique bostonnien, ancien militaire (d'où son surnom) qui souffrait d'une assez mauvaise réputation... Râleur, misanthrope, réactionnaire et raciste, on le disait cependant incorruptible et garant de certaines valeurs américaines (malgré son alcoolisme patent). Il était l'un des conseillers municipaux de la ville depuis au moins une dizaine d'années.  Il avait aussi la réputation d'être avare et un excellent gestionnaire, ce qui lui a certainement valut cette place et de la conserver.

La maison de Meffitt était  comme lui, d'un autre temps, vermoulue, terne, poussiéreuse et empreinte d'une certaine forme de nostalgie malsaine. Elle  était gigantesque bien que vétuste et relativement mal entretenue. Les trophées de chasse, les livres sur l'armée, les diverses bibles, un jeu d'échecs en ivoire recouvert de poussière et les animaux empaillés, tout portait à croire que cette maison n'avait pas changé depuis la guerre de Sécession.

Chuck fut amené dans un bureau tout aussi antédiluvien que le reste de la maison. Un grand bureau trônait au milieu d'une pièce meublée principalement de bibliothèques recouvertes d'antiques ouvrages à la couverture de cuir craquelé. Des livres de stratégie militaire principalement. La vielle baderne était apparemment un grand admirateur du général Lee et de Napoléon. Un phonographe diffusait en sourdine la vague mélodie d'une chanson, apparemment de l'allemand, triste et langoureuse.

Assis sur un siège, occupé à compulser un livre de comptes le vieux kroumir leva les yeux sur le détective au costume bariolé. Chuck y lut le mépris et il se dit que si un raciste comme Meffitt engageait un noir c'est que cette affaire réclamait de la discrétion et était d'une grande importance. Mais le polack avait parlé d'une rémunération de l'ordre de 20 dollars par jour et pour ce prix là, Byrne aurait pu travailler pour le grand dragon du Ku Klux Klan lui-même... Chuck savait que, dans le milieu du vieux Schnock, chez les nantis, il était mal vu d'avoir recours à un privé. C'était pour ça que le toutou du colonel était venu le chercher au Pete's Bar et, rien que pour ça ça valait le coup d'écouter...

Le vieux bouc ne prit même pas la peine de le saluer ou de lui demander de prendre un siège. Il commença sans jambage : " comme vous devez le savoir, je dispose d'un grand nombre de maisons dans cette belle et grande ville qu'est Boston".

Chuck lança d'un air désabusé : "laissez tomber, vous zêtes pas en campagne. Venez en au fait." Il bluffait mais il devait avoir l'air intéressé mais ferme, il ne voulait pas qu'un politicard, même à la réputation de ne pas être vérolé ( ce qui tenait du miracle dans cette ville ) le prenne pour un cave.

Meffitt plissa les yeux mais ne sembla pas prendre ombrage de cette interruption, il continua.
"Je dispose de nombreuses maisons ici et une grande partie de mes revenus viennent de leur location. Le cabinet Winfield gère mes intérêts. Je dispose d'une demeure au 512 Phillips Street. Je l'ai acquise en 1918. L'histoire de cet endroit est d'est plus... tumultueuse nous dirons. Pour vous faire un résumé cette maison a acquis une mauvaise réputation au fil des années et je l'ignorait. La vente a été orchestrée par courtiers interposés et mes conseillers pensaient que le terrain allait prendre de la valeur avec les années. Bien leur en a pris : la rue est au coeur du grand projet de rénovation décidé par le maire Curley l'an dernier et qui lui a offert l'accession à la plus haute fonction communale."

"Pour des raisons que vous pourrez peut-être comprendre, je ne pouvais laisser ce terrain au maire et donc j'ai laissé cette maison en l'état. Cependant, les locataires semblent avoir souffert d'une crise de démence aussi violente que soudaine. Je vous demande donc de découvrir qui est à l'origine de cette expropriation. Mon notaire, Maître Winfield, vous donnera les clefs de cette maison et répondra à toutes vos questions. M. Kowalsky, mon employé qui est venu vous chercher vous donnera vos honoraires. Je suppose que vingt dollars par jour plus les frais vous conviendra sûrement. Toutefois je vous demanderais de garder la plus grande discrétion sur cette affaire..."

Il se tut, ne pris même pas la peine de saluer  le privé et tourna son siège pivotant vers la fenêtre sur 180° et tourna donc le dos à son interlocuteur.

Chuck fut raccompagné par le Polonais patibulaire et fut raccompagné au centre ville. Cette affaire sentait avait des relents de souffre dans le meilleur des cas, de fosse d'aisance dans le pire. Son instinct de flic, se réveilla. Ce dossier allait se révéler compliqué et peut-être dangereux. Si sa bonne étoile pouvait lui éviter de tomber encore une fois dans un traquenard il pourrait peut-être enfin ouvrir officiellement son agence avec une plaque, un certificat, un bureau avec un casier de rangement en métal et un bar rempli du meilleur bourbon... Cette ville allait enfin savoir qui était Charles Edward Byrne à la fois flic, bagnard et privé... Il se dit que l'arrière boutique du Pete's, l'alcôve où le barman proposait la meilleure bière de Nouvelle Angleterre allait bientôt ouvrir et les quelques bank notes du colonel allait en partie effacer son ardoise et payer son loyer... De quoi se désaltérer de façon plus efficace qu'avec un expresso...

I.A.M " I've had a dream"


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le Lun 26 Mai 2014 - 20:02

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Re: La Maison Corbitt

Arkham, mai 1923


Des semaines de recherches pour en arriver là… C’était rageant. Alors même qu’il s’apprêtait à finir la reconstitution du quartier… Il n’avait cependant pas travaillé pour rien. Certes, une partie des documents manquait, mais ceux qu’il possédait s’avéraient d’ores et déjà plus que passionnants. Jason Mellyson était le genre de gars à qui tout peut arriver sans qu’il s’en inquiète outre mesure et sans même qu’il aille accuser la fatalité ou la malchance. Chez lui, tout était minutieusement calculé. La panique ne l’envahissait jamais et son sang-froid allait de paire avec sa position de professeur à Harvard, statut dont il était particulièrement fier et qu’il semblait porter comme un blason (voire comme un signe de reconnaissance) ce qui avait parfois tendance à agacer son entourage. Il avait foi en ses capacités et savait surtout que sa chaire à Harvard ne lui avait pas été offerte par complaisance.

Depuis deux mois, ils préparait un cycle de conférences sur l’architecture bostonienne au XIXe siècle. Pour étoffer ses thèses, il cherchait à reconstituer pièce par pièce Boston telle qu’elle se présentait à l’époque des sorcières de Salem. Jusqu’à présent, tout s’était bien déroulé. Les recherches étaient fastidieuses, mais il y trouvait un plaisir ineffable. Au cours des semaines, il avait vu Boston renaître sous une forme nouvelle. Il avait l’impression de remonter le temps.
Seulement, à la différence d’un architecte, Mellyson ne pouvait pas inventer les plans qu’il ne possédait pas et, malheureusement pour lui, une pièce du puzzle était manquante : les plans et actes notariaux d’une bâtisse qui se trouvait à l’époque en bordure de la ville. Depuis, elle avait été absorbée par l’incessante croissance de la cité. Aujourd’hui, elle aurait dû se trouver à l’emplacement occupé par la Maison du vieux Corbitt  depuis de nombreuses années.
Jason pâlissait de rage. Si ces fichus plans n’étaient pas à la bibliothèque de l’université, il y avait bien peu de chances qu’on les retrouve. Le bibliothécaire, lui, n’y comprenait rien. Les papiers étaient bien inventoriés, répertoriés, classés mais demeuraient introuvables. Il était improbable qu’ils aient été mal rangés. On ne commet pas ce genre d’erreur à la Miskatonic University !
Demeurait donc une hypothèse : quelqu’un les avait volés.

Comment finirait la journée, Mellyson n’en savait encore rien, en tout cas elle commençait plutôt mal...


Invité
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le Lun 26 Mai 2014 - 22:01

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Re: La Maison Corbitt

Boston, mai 1923

- Miss Jones, s’il vous plaît…
- Un instant, je ne trouve plus la photo de Streiff pour l’article d’après demain et…
- Vous verrez ça plus tard ! Je pense savoir qui doit être ‘’l’homme de la semaine’’.
- Vraiment ? Alors ça se fête ! répondit Agatha en se retournant vers le rédacteur en chef, un sourire aux lèvres à s’en faire pâmer Rudolph Valentino. Price plongea un gobelet sous le distributeur d’eau. C’est qu’il commençait à faire chaud…
- Je… ce que je voulais dire par là, c’est qu’en fait votre chronique sur le bouquin de Patrick De Saint Yves, Surnaturel et Quotidien, mérite d’être développée. Il est même possible que ce personnage constitue un bon sujet de reportage feuilleton pour ce mois.
- Vous pensez qu’il fait du ‘’roman’’ peut-être, et que ça peut intéresser le lecteur…
- Aheum… non pas vraiment… Il faut remplir le journal, et en cette période de chaleur, on dirait que même les news font la sieste. Disons que vous tenez là un sujet de longue haleine qui en plus donne l’impression …
- ‘’Impressionnant’’ c’est vous qui l’êtes, le coupa Agatha, c’est la première fois que vous accordez une part de crédibilité à l’un de mes ‘’invités’’.
- Attention, je ne lui donne pas raison, se reprit Price.
- Je me disais aussi… C’était trop beau… J’imaginais que vous étiez aussi rêveur que je suis chroniqueuse scientifique. Il faut croire que non. Bon, que dois-je faire ?
- Le rencontrer et me faire un papier sur cette… curiosité.
- Sans problème... Je commence quand ?
- Et l’article sur Streiff, qu’est-ce que j’en fait ?
- Vous le refilez à Heart !
- Heart ?… Mais Heart n’est pas un chroniqueur scientifique. Il est aux Faits Divers et passe son temps à attendre le scoop au commissariat !
- Eh bien, comme ça il sera au frais pour faire ses débuts dans les colonnes scientifiques du Globe !
Agatha commençait à énerver Price. Elle pencha la tête sur son épaule et lui sourit d’un air angélique.
- Bon d’accord, susurra-t-elle.
Elle lui fit une grimace et quitta la pièce en claquant la porte vitrée derrière elle. Price se passa la main sur la figure, il en avait renversé son gobelet d’eau sur son pantalon. Le temps de faire quelques pas et Agatha replongea le nez dans le dossier De St Yves. Sa carte de visite et son adresse s’y trouvaient encore.
- A nous deux mon petit, murmura-t-elle en décrochant le téléphone.
Un instant plus tard, elle raccrochait, le sourire aux lèvres, se frottant les mains, ravie de l’accueil qu’avait réservé De St Yves à sa proposition : tout à l’heure, neuf heures trente. Elle y serait !
Cette journée démarrait bien, après tout…

Invité
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le Mar 27 Mai 2014 - 9:38

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Re: La Maison Corbitt

Boston, Mai 1923

Finalement être détective, même, non officiellement reconnu, ça avait du bon. Chuck se trouvait devant l'un des grands immeubles administratifs du centre ville de Boston. Au pied de cette immense tour de béton, d'acier et de verre, il regarda attentivement les plaques situées à côté de l'immense porte battante. Un jour il aurait la même avec inscrites en lettres dorées "Charles Edward Byrne, Private Investigator". Un sacré pied de nez à tous les poulets marrons et racistes de Louisiane...

Mais pour l'heure il monta la vingtaine de marches pour entrer dans l'immense bâtiment, sorti son carnet et relut les questions qu'il avait préparé.

Il ressorti une heure plus tard avec le trousseau de clefs de la fameuse maison. Il ne lui restait plus qu'à la visiter.




Invité
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le Mar 27 Mai 2014 - 12:40

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Re: La Maison Corbitt


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